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Blog de la fédération UDB du Trégor-Goelo

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LE BAL DES FAUX-CULS



« Je ne suis pas raciste… mais… ». Vous connaissez cette phrase d’une bêtise et d’une hypocrisie sans limites. Mais vous ne connaissiez peut-être pas sa variante bretonne : « je ne suis pas contre le breton… mais… ».


 


« Nous ne sommes pas contre la langue bretonne, mais… Diwan peut aller se faire voir ailleurs » a-t-on entendu il y a peu au Conseil Municipal de La Chapelle Neuve, où l’on ignore sans doute que si Diwan n’avait pas vu le jour à la fin des années 70, l’enseignement du breton serait resté lettre morte, dans le public comme dans le privé.


 


« Nous ne somme pas contre le breton (bien au contraire !), mais…point trop n’en faut ! » a-t-on entendu récemment au Conseil Municipal de Lannion, où il était question de noms de rues et de signalétique. Les noms de parcelles qui figurent au cadastre constituent un trésor d’une richesse et, souvent, d‘une poésie sans pareilles mais quelques balourds n’y voient que des difficultés de prononciation ! A quand une éradication de tous les patronymes bretons si difficiles à prononcer ?


 


Au bal des faux-culs, les élus de la Chapelle Neuve mènent la danse et quelques édiles lannionais, heureusement peu nombreux, leur emboîtent le pas. En réalité le sort de la langue bretonne les indiffère mais ils n’osent pas le dire haut et fort.


 


Car chasser Diwan à coups de sabots, c’est tout un symbole ! Et rejeter les noms de lieux dits bretons aux oubliettes n’est pas anodin non plus.



A l’heure où les langues régionales font une percée timide dans la constitution française… on voit bien que le combat pour la dignité de notre langue et de notre culture est d’abord à mener ici, en Bretagne. Les Bretons, les Trégorrois, laisseront-ils leurs propres élus malmener de la sorte leur « patrimoine » ?


 


 


Pierre Morvan

Responsable de la Fédération

UDB du Trégor-Goëlo

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P
Monsieur Morvan. <br /> - Il est possible d'être pour l'enseignement du breton mais de ne pas approuver l'immersion proposée par Diwan.<br /> - Il est possible d'être pour l'attribution de noms bretons aux nouvelles rues et de refuser des noms trop compliqués<br /> - Enfi, il est possible de ne pas être d'accord avec vous sans être pour autant un "faux-cul".<br /> <br /> Cessez de donner des leçons aux gens.<br /> <br /> Merci
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W
<br /> Monsieur Bonniec,<br /> <br /> Tout est possible bien sûr...<br /> Il faut juste savoir ce que l'on veut...<br /> Si l'on prétend sincèrement sauver la langue bretonne, on ne peut faire autrement que de soutenir Diwan. Et cela pour au moins deux raisons : la première est que Diwan est l'aiguillon nécessaire<br /> pour que l'enseignement public et l'enseignement privé se saisissent du problème et agissent. Si Diwan n'avait pas été créé en 1976, Div Yezh n'aurait jamais vu le jour... Dihun non plus. La<br /> seconde raison est que la pédagogie choisie par Diwan, celle de l'immersion, est la seule véritablement efficace. Ce n'est pas pour rien qu'elle est utilisée au Québec pour l'enseignement du<br /> français...<br /> Je ne m'étendrai pas sur les noms de rues : on peut faire comme partout, donner des noms de fleurs ou d'oiseaux aux rues. C'est un choix. Celui que je défends est différent. Il consiste à défendre<br /> l'originalité d'une langue et d'une culture. Cela passe aussi par la préservation des noms de lieux-dits.<br /> <br /> Vous avez bien entendu le droit de ne pas être d'accord avec cela. Mais dans ce cas, ne venez pas prétendre que vous êtes favorable à la langue bretonne, C'est en ce sens que votre position est<br /> hypocrite, faux-cul.<br /> <br /> Vous le savez sans doute : la langue bretonne est menacée de disparition à court terme. Seules des mesures ambitieuses en sa faveur permettront de la sauver.<br /> <br /> Et là, il vous faut, à votre corps défendant sans doute, choisir votre camp : celui des adversaires de la langue bretonne, ou celui de ses défenseurs. Il n'y a pas d'alternative. Ce n'est pas une<br /> "leçon". C'est un constat.<br /> <br /> <br />